samedi 24 février 2007

Grain de Sel Improvisé

Un soir que je m'activais dans la cuicuisine, voletant deci delà pour récurer les casseroles, je réalisais que l'heure était bien avancée et que je n'avais pas préparé le dîner des oisillons, qui s'ébrouaient dans le bain. Je jetais un oeil inquiet dans le garde-manger : vide ou presque.

Il y avait là un morceau à moitié rassi de brioche fourrée à la cannelle et au gingembre(*), le fond d'un petit pot de crème au chocolat(*) et quelques miettes de cake. Je constatais, amer, qu'il n'y avait pas de quoi nourrir quatre oiseaux gloûtons, mais surtout que ma maigre réserve n'était constituée que de mets sucrés. Quelle bande de becs à sucre, nous faisons, m'écriais-je !

Au grand maux les grands remèdes, je fouillais le nid de fond en comble à la recherche de quelque nourriture salée. Dans un recoin, je dénichais tant bien que mal une pâte feuilletée même pas maison, des lardons même pas fumés, un bout de fromage même pas râpé, une poignée d'épinards même pas frais et des tomates même pas cerises. Une idée me vint : je filais toquer chez la voisine pour lui demander un peu de lait et des oeufs, et j'improvisais une...

Quiche feuilletée épinards/tomates cerises

Ingrédients
1 pâte feuilletée100 g de lardons
4 oeufs250 g d'épinards surgelés
100 ml de lait100 g de fromage (parmesan, comté)
herbes (romarin, thym)sel, poivre
12 tomates cerises1 CS de crème de riz/maïzena (fac.)
Marche à suivre

Préchauffer le four à 210°C.

Dérouler la pâte feuilletée dans un plat à tarte, piquer à la fourchette et mettre au frais.

Décongeler les épinards, puis les passer au chinois pour extraire l'eau. Bien presser.

Battre les oeufs, puis ajouter le lait, un peu de sel et du poivre. Râper le fromage.

Sortir la pâte du réfigérateur, disperser les lardons, les herbes, les tomates cerises coupées en deux et les épinards sur la surface. Saupoudrer d'1 CS de crème de riz pour éviter que les épinards rendent de l'eau.

Verser le mélange lait/oeuf sur le dessus, parsemer de fromage râpé. Enfourner 45 minutes.

Bon appétit !
Tit'

(* recettes bientôt en ligne)

lundi 19 février 2007

J'essuie ce que je mange

Comme disait le philosophe : "Cogito ergo buffum", "Je pense donc je bouffe". Comme disait ClaireL, "Je suis ce que je mange". Et comme j'dirais moi, "J'essuye ce que je mange". Bah voui, j'ai tendance à manger comme un cochon (pas mal pour un oiseau !), faut bien que je nettoie après, non ?

Et maintenant ?

Si vous étiez coincé(e) sur une île pour le reste de votre vie, et que vous ne pouviez choisir qu’une seule cuisine (française, italienne, etc.), laquelle adopteriez-vous ? Pourquoi ?

Si j'étais coin-coincé sur une île, d'abord, c'est qu'un vilain petit connard canard m'aurait kidbirdnappé, car en tant qu'oiseau de malheur je vois pas comment je pourrais être retenu contre mon gré sur une île. Dieu m'a donné des ailes, bordel à c… de pompe à m… de mes c…, c'est bien fait pour voler ! M'enfin, je vais être bon seigneur, admettons que.

Si j'étais coincé sur une île, j'adopterais la cuisine locale. Bah voui, faut pas croire que là-bas, on va v'nir me livrer les produits dont j'ai besoin pour préparer un œuf Strogonoff, une moule au pot ou un vol-au-vent forestill ! On n'est pas dans LOST et y'a pas un avion pour tarachuper des boîtes de conserve siglées Dharma. Vu que j'aurais pas l'choix, je m'adapterais. Je dis pas que cela serait une pure partie de jambes en l'air plaisir : bouffer du tournedos de caméléon ou un sabayon d'asticots, ce serait pas évident au départ. Je m'y habituerais peut-être même jamais et je me laisserais mourir de faim. M'enfin, je vais être bon seigneur, admettons que.

Si j'étais coincé sur une île, je mangerais local, cela veut dire que j'apprendrais à respecter les us et coutumes du coin où j'aurais atterri et d'où je ne pourrais plus m'échapper, car je vous rappelle que je suis retenu contre mon gré sur cette foutue étendue de quelques m² entourée d'eau et il faut que j'apprenne à me débrouiller seul (Manman, au secooouuurs !). Maintenant faisez un effort, merdecredi, et suivez un peu, j'en ai ras le croupion de rabacher les mêmes choses !

Pour finir, si j'atterris sur un caillou perdu là-bas tout au nord ou là-bas tout au sud, en plein milieu des glaces hivernales (du 15 août au 15 juillet), sur une terre hostile où rien ne pousse, j'avoue que… je serais bien dans la cagade. Bouffer du poiscaille cru et du sorbet à l'eau de mer toute l'année, très peu pour moi. J'aime énormément le poisson, mais j'aime trop les fruits, les laitages et le chocolat pour dépérir sur un glaçon antititanique !…

Quel est l’aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez goûté ?

A ce jour, je dirais un bernique costarmoricain ramassé par Tonton La Planète sur un rocher à marée basse et croquer tout cru, il y a de cela… pffiou, une vingtaine d'années si ce n'est plus ! Bon et pas bon à la fois.

Quel est l’aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez goûté et aimé ?

Goûté et adopté, un gaspacho de fraise et framboise, adapté d'une recette d'Ooishigal. J'ai trouvé l'association des saveurs assez sublime et étonnante.

Est-ce que vous cuisinez ?

Non, je ne cuisine pas. Je cuicuisine, môssieu !

Quel est le plat que vous préparez pour impressionner ?

Ah, j'ai pour cela une recette INFAILIBLE ! J'oublie tout bonnement que je reçois du monde à dîner. J'enfile un pyjama, j'éteins toutes les lumières et je file me coucher. Quand les invités débarquent, ils se trouvent tellement cons, qu'ils repartent tout droit chez eux ou ils filent manger un morceau dans la pizzeria (infecte) du coin. J'vous jure, essayez rien qu'une fois pour voir, ça impressionne toujours d'être reçu en pyjama ! Bon, après ça, je garantis rien. Pas sûr que vos amis reviennent de sitôt…

Héhéhé !

Lorsque vous allez au restaurant, quels plats préférez-vous choisir ?

Du poisson, toujours du poisson. Enfin heu… quand il s'agit d'un restaurant digne de ce nom…

Au restaurant, avez-vous déjà demandé à ce que l’on vous change un plat ou un vin ?

M'enfin, quelle question ! Je trouve cela terrible. Très sincèrement, je ne me souviens pas que j'ai pu commettre un forfait aussi cruel. A titre de comparaison, c'est comme si vous oubliez que vous recevez ce soir des amis et que vous filez vous coucher au moment où ils sonnent à votre porte !… Non, c'est bien trop horrible, je n'aurais jamais osé faire une chose pareille.

Héhéhé !

Combien de livres de cuisine possédez-vous ?

Des livres ? Beaucoup. De cuisine ? Pas tant que ça. Par contre, j'ai un énooorme classeur qui contient exclusivement des recettes piquées ici ou là sur mes blogs de cuisine préférés. Je saisis chaque recette dans un fichier, avec une photo, et je cite toujours l'auteur de la recette. Vous voulez savoir qui sont les stars de ce grooos dossier ? OK, 10 € par nom (les chèques sont à émettre à l'ordre de Tit') !

Quel est l’aliment dont vous ne pourriez vous passer ?

Cette question demande réflexion. Je reviens vers vous dans un instant… Après mûre réflexion (2 min. 43 sec. 27 centièmes) : le chocolat !… Non, après re-mûre re-réflexion (7 min. 25 sec. 01 centièmes) : le lait !… Non, non, après re-remûre re-reréflexion (12 min. 26 sec. 26 centièmes) : la beurre !… Non, non, non, après re-reremûre re-rereréflexion (23 min. 05 sec. 98 centièmes) : le pain !…

Non, non, non, non, etc. après re-rerereetc.mûre re-rerereetc.réflexion (7 ans, 3 mois, 2 semaines, 6 jours, 22 heures, 7 min. 12 sec. 17 centièmes) : le pain-beurre-chocolat avec un grand verre de lait !

A qui je passe le témoin ? Faut que j'y réfléchisse...
Tit'

samedi 17 février 2007

Riz au Lait du Fond des Bois

MERDRE !

Merdre, aurait dit Ubu, il est temps que je migre ou que j'hiberne, c'est comme tu veux tu choiz' ! Je vois bien que c'est pas la grande forme. Je vois bien que j'ai pas la frite, ni la force de me réveiller aux premières lueurs du jour pour piailler mon amûûûr du monde. Mes cuicuis matinaux sont plutôt faiblards et j'entonne mon chant avec moins d'entrain qu'auparavant. Mais qui s'en soucie, hein ? Pour tout dire, j'en ai ras les plumes de la ville, ras les plumes des étourneaux, p... de racailles à gros bec qui polluent mon sommeil. Oui, il est temps, grand temps que j'me casse !

Tu sais ce qui me ferait plaisir ? - J'peux te dire TU, hein ? On s'connait bien maintenant. Le voussoiement, c'est bon pour les autres ! - Tu sais ce qui me ferait plaisir, mais plaisir, vraiment ? J'aimerais ficeler mon paquetage, emporter 3-4 bouquins avec moi (Lesquels ? Je prendrais celui du moment, American Darling de l'américain Russell Banks, un livre de chevet, La fille de l'homme au piano du canadien Timothy Findley ou son fantastique Pilgrim, puis un recueil de poésie qu'il me serait difficile de choisir : Hugo, Rimbaud ou Verlaine ? Paul Valéry, Saint-John Perse ou Blaise Cendrars ? Et puis non, ce serait Capitale de la douleur de Paul Eluard, forcément !... Et aussi Alcools d'Apollinaire !), j'apporterais un crayon et quelques feuilles de papier pour prendre des notes, une boîte de madeleines, une tablette de chocolat noir, du thé en vrac et je m'envolerais loin, loin, loin...

Je veux m'enfuir, me réfugier, m'isoler au plus profond de la forêt, au calme, à plusieurs milles de la ville. J'ai une envie viscérale de sentir cette odeur si particulière des sous-bois, ce mélange de terre mouillée, d'humus, de feuilles en décomposition ; j'ai envie de me nourrir de l'écorce des arbres, de fouiller la terre à la recherche des graines qui germent sous la mousse ; j'ai envie d'un arbre creux pour me blottir dans la châleur duveteuse d'un nid douillet de ma confection ; j'ai envie de tout cela, oui mais voilà ce n'est guère le moment d'écouter mes états d'âme. Les vacances, le repos bien mérité, après trois mois et des brouettes de travail intensif, c'est pas pour tout de suite. Pour ça, il va falloir être patient. Très patient...

Alors, pour combler ma frustration, pour ne pas finir en pov'tit'oiseau dépressif, je prépare des douceurs que je partage avec mes gloûtons d'oisillons. J'ai une énorme envie de riz au lait depuis quelques temps. En ajoutant les ingrédients dont je dispose, j'ai donc réalisé la recette coup de coeur qui me rassérène : du riz bien rond et bien tendre, du lait d'amande, des épices douces, des fruits secs, et le tour est joué ! Il m'est facile alors de m'imaginer là-bas, au coeur de la forêt, niché au creux de mon arbre, à grignoter des biscuits, une tasse de thé brûlant sur les genous.

Si cela te chante, voici la recette :

Riz au lait du fond des bois

Ingrédients
1 litre de lait d'amandes125 g de riz rond
75 g de sucre roux1 gousse de vanille Bourbon
1 bâton de cannelle1 étoile de badiane
1 noix de muscade ou du macis
1/2 CC de fève tonka râpée
25 g de beurre demi-selquelques noisettes entières (fac.)
Marche à suivre

Rincer le riz à l'eau fraîche et égoutter.

Mettre le riz à cuire pendant 20 à 30 minutes, selon la consistance du riz souhaitée, à feu doux dans une casserole avec le lait d'amande, le sucre, la gousse de vanille fendue en 2, le bâton de cannelle, la badiane, la muscade et la fève tonka râpée.

En fin de cuisson, ajouter une noix de beurre, mélanger puis réserver.

Déguster tiède ou froid, avec un thé fumé Lapsang Souchong ou idéalement avec un thé Pu-erh, -mon préféré- qui saura allier ses saveurs de terre fermentée avec les saveurs de fruits secs, boisées et épicées du riz au lait.

Bon appétit !
Tit'

Et pendant que j'y pense, rendons à César ce qui appartient à César, merci mille fois, ma chère Cléa, pour m'avoir permis de savoir comment utiliser mon lait d'amande !

samedi 10 février 2007

Le Pleyel : Essai

Il y a quelques jours, en parcourant le blog de Lilizen, devant son Pleyel, j'ai eu comme qui dirait... "l'eau à la bouche" :) A son invitation, je réponds : le Pleyel, j'ai vu, j'ai testu, j'ai goûtu et... je ne suis pas déçu !

Si j'ai appliqué point par point la marche à suivre de Pascale, j'ai suivi les temps de cuisson préconisés par Lilizen : 15 minutes à 210°C, puis 25 minutes à 180°C.

Le résultat comblait parfaitement mon attente. Ce que j'aime surtout avec ce cake, c'est qu'il y a un beau travail à faire sur sa texture et les saveurs. Je le referais, MAIS...

MAIS la prochaine fois, je cuirais : soit un peu moins longtemps pour plus de moelleux, soit un peu plus longtemps - lors de la première phase - pour une croûte craquante sur une couche moelleuse.

MAIS la prochaine fois, je diminuerais également la part de beurre demi-sel. Beurre doux et beurre demi-sel à 50/50. Si je fais la plupart de mes gâteaux avec du beurre salé, j'ai trouvé que le sel était trop prononcé ici.

MAIS la prochaine fois, au lieu du chocolat noir grand cru à 64%, je prendrais un chocolat plus corsé. J'ai ce qu'il faut sous la main...

A très bientôt,
Tit'

lundi 5 février 2007

Tit' Top Ten Two Zero Zero Six

Alhya, ma petite tranche fine de salami de tortue, j'ai promis, j'm'y tiens !

S'il est un peu tard pour une rétro (nous ne sommes pourtant que le second mois de l'année), ce bilan n'est pas inutile. Je comprends pourquoi j'ai de la brioche qui s'enroule autour du bide. Du sucre, du sucre, beaucoup (trop) de sucre !

Aller zou, bilan des courses :

Top 10
Mes premières participations aux KKVKVK !... KKVKVK #13 : une très honorable 10ème place avec ma pizza façon soeurs Tatin aux tomates anciennes, crème Chantilly au poivre et à l'huile d'olive. (08/10) ; KKVKVK #15 : une Pavlova épique, dont le récit mérite le détour. (22/12)



Top 9
Stéphane du blog Cuisiner-en-ligne nous découvre la cuisine de Laurence Salomon. Bon choix. On parle souvent d'elle ces dernières semaines. Je teste ses blinis de sarrasin aux algues, ils sont absolument parfaits en accompagnement d'huîtres fraîches (25/10).



Top 8
Ooishigal, qui se fait bien discrète sur la foodblogosphère - et pourtant, quel talent ! - me fait baver avec son gaspacho de fraises. J'y ajoute des framboises. Une merveille de fraîcheur ! (28/06)



Top 7
Un repas entièrement concocté grâce à Blog-Appétit ! En hommage à leurs créateurs, mais surtout en hommage à Laurent qui à développer la seconde version que nous connaissons bien maintenant, j'ai proposé à mes invités d'un week-end une assiette de desserts : une crème glacée pistache, une ganache chocolat fourrée aux noix, un café glacé frappé, un fondant au noix. Quel plaisir durant les préparatifs ! (26/06)



Top 6
Un nouvel hommage. Il revient à celle qui m'a (ré)concilié avec la boulange : Sandra. Grâce à ses précieux conseils, j'ai eu envie de mettre les mains à la pâte. (10/04)



Top 5
J'ai une sorbetière. Je l'utilise très régulièrement, dès les premières belles journées. Un classique chez nous, le sorbet au chocolat noir extra-bitter, très fort en chocolat et tudieu, que c'est bon ! "Innovation" de l'année, le sorbet aux noix et les sorbets au yaourt au lait de chèvre ou au lait de brebis.



Top 4
Alors que l'automne s'installe tranquillement au-dessus de nos têtes, j'achète des pommes, des coings, du gingembre, une poignée de graines de pavot, et je fais mes premiers pots de confiture pour affronter l'hiver. Il y en aura d'autres... (12/10)



Top 3
D'autres confitures, justement. Un franc succès pour ma confiture poire, cardamome et vanille. J'avoue avoir un faible pour celle-ci. (28/10)



Top 2
Et d'autres encore. Celle-ci à voyager pas mal. A l'est à l'ouest, en Suisse (n'est-ce pas verO ?). J'en ai même vendu un pot. My little chief me demande chaque semaine s'il m'en reste. Heu... comment lui dire qu'il n'y a plus de confiture de Noël ?!... Si elle lit, elle comprendra, vous pensez ? Flûte, c'est pas bon pour mon augmentation ça... (12/12)



Top 1
C'est pas moi qui l'dit, c'est vous, c'est votre préférée ! Une confiture, encore. Une gelée plus précisément. Impossible de passer outre, elle plaît et elle s'exporte, ma gelée chocolat addicted. (23/10)



Woualà, c'est fait !... OUF ! Et pis tant que j'y suis, avant qu'une belle âme daigne me poser la question, voici...

5 choses que vous ne savez pas sur moi... et qui vous feront 5 belles jambes, j'en suis sûr !

Et de one...
J'aime pas... les chous de bruxelles. Rêvez pas pour m'en faire manger. Y'en a bien des qui ont essayé, et pis des bons encore, des très bons, cultivés au jardin, mais c'est pas passé. j'en ai pris un, pis deux, pis trois, pis... MROUMPH ! Cela a bien failli repartir par là qu'c'est rentré, dis donc. L'était moins une. L'a fallu serré les dents et pincer les lèvres pour tout garder.

Et de two...
Paraît que j'ai fais des études de lettres. Paraît même que j'ai essayé d'être prof de céfran. Z'ont au moins échapper à ça, vos pov'tits mioches ! J'avoue que je relis pas toujours mes billets, alors si y'a des fôôôtes, 'scusez, mais j'men tape ! D'toute façon, z'ont pas à me lire vos mômes. A c't'heure là, devraient z'être couchés depuis longtemps... ou qu'ils aillent faire leurs devoirs, si z'ont pas envie de devenir comme moi !

Et de three...
Si c'était à refaire ?... Je serais architecte. Ou mieux, scénographe. Je travaillerais avec les plus grands metteurs en scène de la scène théâtrale francophone : Mnouchkine, Brook, Chéreau, Py... Mais hors de question que je couche avec pour réussir, hein ! Je suis bien trop intègre et j'ai bien trop de talents... Oh pinaise, j'ai archi-mal aux chevilles d'un coup !...

Et de four...
Je sais pas pour qui voter. Non, absolument pas la moindre idée. J'vote pas Nico, j'vote pas Ségo, j'vote pas LO et autres archi-gaucho, j'vote pas facho, j'vote pas José Allo Manman Bobo, j'peux plus voter Hulot... Mais j'vote pour qui, oh ?! J'vais quand même pas voter blanco ?!...

Et de five...
J'vais être tonton !... (Coucou Phinette !)

Final dot.

See U!
Tit'

samedi 3 février 2007

Blood Orange & Cinnamon Curd

Je suis là, je suis là !... Enfin heu... je ne fais que passer. Juste pour dire merci. Deux gros merci même. Le premier sera pour vous, sympatoches commentateurs. Un gros merci pour ceux et celles qui me lisent et m'incitent à poursuivre. Le second sera pour Lilo. Un gros merci à elle pour m'avoir donner envie de me remettre (un peu) derrière mes fourneaux. Oh, pas pour grand chose, hein ! Z'allez voir...

Je lis souvent des recettes de Lemon Curd un peu partout. Je me suis dit cette semaine, à la lecture du billet de "Madame Campagne", qu'il était temps d'y goûter. Mais... comme je ne suis pas fana de préparation sucrée à base de citron (pas fana, veut pas dire que j'aime pas), comme Ma Tendre est pire que moi et n'aime pas ça du tout du tout, j'ai eu envie de varier et de faire la recette avec des oranges. Celles que je prèfère étant les oranges sanguines, j'ai essayé avec leur jus et... voici donc un Blood Orange & Cinnamon Curd :


Bah heu... voui, j'ai pas pu m'empêcher de mettre quelques épices pour relever les saveurs. Suivre un recette à la lettre ? Moi ? Mouaif, m'arrive pas souvent ça, là est mon moindre défaut.

Verdict de ce dégusto-test : Délicieux ! Me suis même fait surprendre la cuillère dans le pot entre midi et deux. Pas bien !...

La recette de Lilo était impeccable. Il en existe tout un tas ailleurs. Pas la peine de répéter la marche à suivre ici, n'est-ce pas ? Je fais mon flemmard et je vous dit...

A bientôt !
Tit'

P.S. : Ah, j'oubliais ! Les nouvelles couleurs que vous voyez, si vous rafraichissez vos pages, c'est du très provisoire. Après une mauvais manip, j'ai perdu quelques images (barre de titre et pied de page). Pour réparer, j'ai bricolé un p'tit truc en 4ème vitesse. Et comme moi et le bricolage, ça fait deux...

dimanche 21 janvier 2007

Du côté de chez Tit' -HIPS !-

Bah, faut vous l'avouer et peut-être même que vous vous en z'êtes déjà z'aperçu, mais y s'passe pas grand chose du côté de chez T-HIPS !-t'. A vrai dire, depuis mes bons voeux d'lan nouveau, voeux que j'ré-HIPS !-tère ma foi pour vous en cette fin de week-end, c'est plutôt s-HIPS !-ence radio. C'est pas qu'j'cuisine pas, mais heu... pas loin tout comme. La cause ? Bah, la faute à, voilà tout. La faute à quoi ? à qu-HIPS !- ? Faut-y vraiment que j'vous l'dise ? C'est que.... ça va pas faire super top clean que j'en cause -HIPS !-ci, mais bon... pisque vous insistez. La faute à... la gastro-anthésite ! Bah vou-HIPS !-, ma p'tite dame, bah vou-HIPS !- mon bon môssieu, la faute à la gastro-anthésite ! -HIPS !- Mais, attention hein, pas n'importe quelle gastro, hein, une bien belle, une bien grosse, une qui vous v-HIPS !-dange jusqu'à l'os à moëlle, une qui vous colle au heu... et au-dessus de la bassine à... Bref, vaut peut-être mieux que j'en parle pas trop par -HIPS !-ci, j'craindrais qu'ça donne des idées à certains pour pas z'aller au travail demain matin... -HIPS !- Bref, l'était carabinée, la garcette. Et voilà bien 10 jours qu'elle m'est passée et 10 jours que j'suis quelque peu écoeuré. Ecoeuré de manger, légèrement (faut pas pousser non p'us, hein ! -HIPS !-), écoeuré de cuisiner, pas mal, et pis que tout, écoeuré à l'idée de -HIPS !- me loguer sur mon blog et de publier un billet. J'vous jure qu'c'est vrai ! -HIPS !- C'est tellement dur que... pour m'donner -HIPS !- du coeur à l'ouvrage, j'suis obligé de -HIPS !- boire un tit'remontant. Oh, c'est un tit'remontant de rien du tout, -HIPS !- hein ! C'est rien qu'un tit'truc à pas loin de 59°. -HIPS !- J'avais publié il y a de ça hooooouuuuulaaaaalaaaaalaaaaa ! bien un an et quelques mois -HIPS !- une recette de rhum arrangé aux épices.

Le mélange avant macération

Bon, z'et bien j'ai recommencé mon forfait y'a peu d'temps et z'ai prélevé un peu du liquide dans la bouteille pour voir où en était la macération. -HIPS !- Même si c'est à tomber raide tellement qu'cest bon avec un délicieux zus d'orange fraîchement pressé, z'avoue -HIPS !- que c'est pas encore prêt pour une consommation à grande z'échelle. -HIPS !- Va falloir z'attendre encore un peu, mon gars, hein !... Mais vous, z'imagine que vous -HIPS !- trépignez pour avoir la recette de cette boizon bienfaitrize. Ze -HIPS !- pardon, ze jojote carrément, j'assure pas un cachou, ze... Rhaaaa ! JE... voilà, c'est mieux !... Ze... Oh et puis merde ! Ze vous la file, la recette, voilà ! -HIPS !-

Le mélange pendant macération

La recette pour 1 bouteille de rhum :
Temps de préparation : 10 min. - Temps de repos : 3 mois (minimum)
  • 1 bouteille de bon rhum blanc agricole (Rhum du Père Labat, 59°)
  • quelques zestes d'oranges
  • 5 clous de girofle
  • 5 grains de poivre noir
  • 5 baies roses
  • 5 graines de cardamome verte
  • 5 baies de genièvre
  • 1 gousses de vanille Bourbon
  • 2 bâtons de cannelle
  • 2 bâtons de bois bandé
  • 1 petit bulbe de gingembre frais
  • 1 étoile de badiane
  • 1/2 cuillère à café de fève tonka râpée
  • 15 cl de sirop d'érable (pour changer)
  • 2 CC de sucre roux de cannes

  • Ouvrir la bouteille d'alcool. Retirer et conserver, si besoin, 20 à 25 cl de rhum. Eplucher le gingembre. Ajouter dans la bouteille les ingrédients sans ordre d'importance. Compléter avec du rhum, si besoin. Refermer le bouchon fermement et agiter pour mélanger.
    Stocker la bouteille dans un endroit frais et sec à l'abri de la lumière pendant 3 mois minimum.
    Ne pas omettre de la retourner ou la secouer légèrement durant la période de repos. A consommer frais ou avec ajout d'un jus de fruit frais pressé (orange, pamplemousse, citron), comme sur la photo ci-dessous.

    A consommer frais avec du jus d'orange pressée

    Faut-il vous le rappeler :
    A consommer avec modération. L'abus d'alcool est dangereux pour la santé.
    Mais surtout, je vous en prie :
    Buvez OU conduisez, mais pas les deux. Merci !
    Tit'

    lundi 25 décembre 2006

    vendredi 22 décembre 2006

    Expédition en Alaska

    Comme vous le savez peut-être déjà, si vous avez l'habitude de venir lire ce blog, j'achève ces jours-ci mon expédition en Alaska. Ô merveilleuse et fantastique Alaska ! Que vous dire sur ces magnifiques semaines que je viens de passer dans une des régions les plus extraordinaires de notre planète ? Que vous dire ? Le meilleur témoignage que je puisse vous apporter est de vous livrer ici des extraits pris au hasard dans mon journal de bord et de tacher de vous transmettre l'immense plénitude qui m'habite depuis mon retour d'expédition au Mont Pavlov, Alaska, Etats-Unis.

    "[…]
    Anchorage, Alaska, vendredi 22 décembre 22h22
    Mes dernières heures sur le continent nord américain…
    Dimanche, 8h00, heure française, je serais à Paris pour passer les fêtes avec les miens. Je suis pressé de les retrouver, je sais qu'ils m'attendent avec impatience. Six semaines de séparation dans des conditions souvent extrêmes, c'est long. M*** et L*** ont dû changer. Moi aussi, j'ai changé. C'est un homme complètement chamboulé par ce qu'il a découvert sur ces terres hostiles, encore préservées des hommes, qui rentre chez lui. Me voici enfin de retour après quelques semaines passées dans la région d'Emmons Lake, sur la Péninsule Alaska, une zone montagneuse et volcanique que je rêvais de parcourir.
    […]
    Anchorage, Alaska, dimanche 1er octobre 10h10
    Demain, direction Cold Bay, puis King Cove sur la Péninsule Alaska.
    La péninsule Alaska, c'est cette bande étroite sur la mappemonde qui s'étend au sud-ouest de l'Alaska en une longue enfilade de terre déchirée jusqu'aux Îles Aléoutiennes, entre la mer de Béring et l'Océan Pacifique. Et au milieu de ce capharnaüm de roche et de glace, il y a la région d'Emmons Lake, dans le district de Cold Bay et King Cove, deux petits ports perdus abritant moins de 1000 âmes à eux deux.


    […]
    Au pied du Mont Pavlov Sister, Alaska, lundi 9 octobre 09h09
    La Baie de Pavlov est une baie étroite et malgré tout peu protégée aux vents arctiques. C'est glacés jusqu'aux reins que nous y avons débarquée, il y a de cela 8 jours, à quelques dizaines de kilomètres seulement des volcans éternellement enneigés qui la dominent. Parmi ceux-là (les volcans Pavlov Sister, Little Pavlov et Double Crater et les monts Hague et Emmons), le Mont Pavlov dresse ses pentes douces, si accessibles à l'homme en apparence à près de 2520 m d'altitude au-dessus du niveau de la mer.

    Mont Pavlov - 55.4167° N, 161.8875° W - 2518 m
    […]
    Mont Pavlov, 2327.50 m, mercredi 15 novembre 15h15
    Sous une couverture de nuages blancs, le mont apparaît paisible. Pourtant sous cette ouate se cache un volcan, qui lui-même retient prisonnier un dieu bien éveillé, un dieu râleur, grondant quand il se sent dérangé, mais reconnaissant envers l'homme qui le respecte.
    […]
    Au sommet du Mont Pavlov, 2518 m, jeudi 23 novembre 23h23
    Et c'est ainsi, avec un sentiment de paix qui m'envahissait à chaque pas lorsque j'arpentais la rocaille volcanique, que j'ai apprivoisé le Mont Pavlov et son dieu vivant ! Cette nuit, je peux dire : je l'ai fait !

    […]
    Anchorage, Alaska, mercredi 6 décembre 06h06
    En quittant Cold Bay, hier matin, avec le Cessna de la PenAir, le pilote a fait un léger détour pour éviter une dépression plus au nord. Enorme cadeau, l'avion est passé à quelques encablures du Pavlov ! Très ému, le nez collé au hublot, j'ai admiré pour la dernière fois ce géant que j'ai gravi. En y regardant de plus près, je n'ai pas
    […]"

    Un bruit terriblement strident retentit à quelques centimètres de mes oreilles. Je sursaute violemment, pris de panique. Un minuteur en forme de pomme verte hurle sa sonnerie désagréable. J'ai le cœur qui bat la chamade. Je ?!… Je dormais ?!… Oui, je dormais affalé sur la table de la cuisine, du blanc d'œuf et du sucre plein les cheveux, le tablier autour du cou, une spatule dans la main. Je cuisinais et je me suis endormi… Mais non, enfin ! Comment est-ce possible ?! N'étais-je pas à l'instant en Alaska à vous lire mon journal ?!… Je ne sais plus où je suis. Je regarde autour de moi : je suis assis dans ma cuisine, un froid rayon d'hiver traverse la vitre et m'éblouit. Et je dormais là sur la table, pendant que... Tout à coup, je me rappelle. Il y a quelque chose qui cuit dans le four. Une grosse meringue. Oui, tout à l'heure, avant de m'écrouler, j'ai réalisé, vous savez, cette délicieuse pâtisserie… heu… elle porte un nom à consonance russe… heu… Vous ne voyez pas ?… Rhaaa, le nom m'échappe ! C'est une meringue, que l'on recouvre de fruits et d'une épaisse couche de crème Chantilly… Ah oui, cela me revient, il s'agit d'une Pavlova, oui, une Pavlova !… Une Pavlova ?… Comme… comme le Mont Pavlov ?!… Ciel, je comprends tout !… Trop de boulot, pas assez de sommeil, trop de tension, alors je me détends un peu en cuisinant et en quelques secondes, je m'affale sur la table et m'endors paisiblement et rêve de contrée lontaine, où je n'ai jamais mis les pieds. Oui, la fatigue a eu raison de moi. Allons bon. Vite, je sors ma meringue. POF ! POF !… OH, NOOON ! Elle implose entre mes mains, se fend de toute part et laisse échapper de la vapeur d'eau brûlante. Décidément, tout me rappelle mon rêve, mon excursion imaginaire au Volcan Pavlof. Et pourtant... je n'ai jamais entendu parler du Mont Pavlof jusqu'à aujourd'hui. Existe-t-il vraiment ?... Ma résolution est prise. Demain, c'est certain, JE DORS !

    Mais auparavant, inspiré par ce rêve étrange, voici ma recette concoctée pour le KKVKVK 15. Je vous propose...

    ...la recette de la Pavlova "Excursion au Mont Pavlov"
    Une meringue craquante et fondante parfumée à la fève tonka...


    ...une ganache au chocolat amer et aux épices (cannelle, gingembre), une compotée acidulée de fruits rouges (framboises et groseilles surgelées et une grosse cuillérée à soupe de confiture de fraises au poivre concoctée au printemps), un (une tentative de… peu convaincante) confit d'orange, clémentine et épices (cannelle, clou de girofle)...


    ...une crème Chantilly parfumée également à la fève tonka et parsemée de cacao amer en poudre, voilà ce qui constituait ma Pavlova, avec inversement des couches fruits/crème Chantilly pour l'effet recherché (cliquez pour zoomer et visualiser l'animation ci-dessous).


    Pour la réalisation de la meringue, j'ai utilisé un mixe des recettes du sieur Doriannn (Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça...), Grand Ordonnateur du Kiki XVIème, et de la donzelle Marion (Il en faut peut pour être heureux...) dans les proportions suivantes :
  • 2 blancs d'oeufs
  • le double du poids des blancs en sucre
  • 1/2 CS de vinaigre balsamique blanc
  • 1/2 CS de fève tonka râpée

  • Cuisson de la meringue 1h à 150°C, puis 35 min à 100°C dans mon four pour un disque de 20 cm de diamètre et de 3 cm de haut (4 à 5 cm après cuisson).

    Meringue parfaitement maîtrisée, bien blanche et brillante, bombée à souhait, prête à sortir du four, jusqu'à ce que… DRIIIIING ! Ensuite, vous connaissez l'histoire. J'ouvre la porte du four et là... POF ! POF ! La meringue implose de partout au contraste de température...


    Comme je ne suis pas homme à me laisser abattre, je reprends de la plume de la bête (Rappel : Tit' est un oiseau) et je poursuis...

    Pour la ganache, rien de plus simple :
  • 50 g de chocolat noir
  • 50 ml de crème liquide
  • 1/2 CC de cannelle en poudre
  • 1/2 CC de gingembre en poudre

  • Repos au réfrigérateur, puis montée légèrement au batteur pour une ganache onctueuse.

    Pour la compotée de fruits rouges, j'ai fait fondre dans une casserole 1 CS bombée de confiture de fraises maison avec 125 g de framboises et 125 g de groseilles surgelées. Cuisson à feu doux pendant 5 minutes jusqu'à évaporation de l'eau contenue dans les fruits surgelés. La compotée ne doit pas être liquide, elle doit être aussi ferme qu'une confiture.

    Pour le confit d'agrumes, j'ai préparé un sirop dans lequel j'ai cuit à feu doux pendant 20 minutes, une orange et une clémentine pelées à vif avec 3 clous de girofle et 1 CC de cannelle. Bien égoutter en fin de cuisson, pour obtenir une pâte de fruit assez épaisse.

    Pour la crème chantilly, j'ai battu 100 ml de crème fleurette, ½ CC de fève tonka en poudre, 1 grosse CS de sucre roux vanillé dans un bol placé au congélateur une vingtaine de minutes, jusqu'à obtention d'une crème Chantilly bien ferme.

    Encore une image animée avant de prendre la route (cliquez pour zoomer et visualiser l'animation) ?


    Bonne expédition à tous et bon KKVKVK à Doriannn !
    Tit'

    Au sujet de Mont Pavlof (USA, Alaska, Alaska Peninsula, Pavlof Volcano) :

    "Pavlof Volcano is a largely snow-covered, cone-shaped mountain with a high ridge extending to the southwest towards the rim of Emmons Lake Caldera. The volcano is approximately 7 km in diameter and has active vents on the north and east sides close to the summit (McNutt and others, 1991). It is situated high on the northeastern flank of Emmons Lake Caldera along a northeast-trending alignment of vents that includes Pavlof Sister, and several intracaldera cones (Kennedy and Waldron, 1955). The stratovolcano is relatively undissected and is mostly Holocene in age. Pavlof lies within the Shumagin seismic gap (Davies and others, 1981)."

    Sources : http://www.avo.alaska.edu/volcanoes/volcinfo.php?volcname=Pavlof

    samedi 16 décembre 2006

    Sablés Archi-Bretons Façon Pepito

    Ouhlala ! Trouvez pas qu’il fait un peu frais là ? Si, frais, bien frais, et je dirais même plus : Frais ! Tellement frais en somme qu’il fait pas bon mettre 2 oisillons, une belle oiselle et un gros oiseau déplumé dehors. Et comment que la maman oiseau et le papa oiseau ils font pour occuper les oisillons dans leur nid tout l’après-midi ? Ils leur font faire… des BICUIS !

    Ah ! Je vois à votre air dubitatif que vous ignorez complètement ce que sont les bicuis. Explication...
    En langage de petite oisillonne en pleine phase d’acquisition de notre belle langue d’oiseau, le bicui est cette petite chose crousti-croquante aux formes variées, forcément recouverte de chocolat. Nous, oiseaux, adorons en dévorer les miettes quand vous, humains, en semer un peu partout sur votre passage à cause de votre fâcheuse tendance à manger comme votre acolyte à chair rose (ou grise, qui se déplace encore à 4 pattes et nu, qui ne semble pas doter de capacités intellectuelles semblables aux vôtres et que vous parquez par milliers - Pouah, la méchante odeur !- dans des bâtiments insalubres, que vous nommez porcheries).

    Seulement, notre petite famille, qui vit totalement en autarcie dans son royaume de brindilles et de plumes, n’a pas la chance comme d’autres de récolter ces miettes. Comme nous sommes fort courageux, que nous ne sommes pas tels ces feignasses d’étourneaux ou de pigeons à attendre que la pitance vous tombe de la bouche pour aller la ramasser par terre, comme nous sommes très soucieux de ce que nous consommons et comme votre serviteur est assez doué de ses deux ailes pour cuisiner, les bicuis sont ici fait nid (*).

    ...Et c’est ainsi qu’à la sortie de la sieste des oisillons, il y a quelques minutes, après avoir fouillé ici et là à la recherche d’une belle recette sur le ouèbe (oui, nous avons Internet dans notre nid douillet et le haut-débit et la téléphonie en dégroupé, cui-cui, c’est un nid moderne), je me suis dressé sur la plus haute branche de l’arbre où nous créchons pour chanter à tue-tête : BICUI ! BICUI !... BICUI ! BICUI !... Puis, comme il faisait bien frais et qu’il pleuvait quelques gouttes sur mon plumage décati, je suis rentré aussitôt.


    Mes oisillons, à cet appel, ont sautillé de joie sur leurs petites pattes et ont couru dare-dare devant le fourneau. Et voici donc ce qu’il en ait sorti après façonnage, cuisson, glaçage et un peu de repos.


    La recette vient de chez l’amie Fred, vous l'aviez deviné. J'ai respecté la recette... à un petit détail près, puisque j’ai modifié la composition de la farine. J’ai utilisé 250 g de farine de froment, 200 g de farine de blé noir et 50 g de maïzena. Pour le glaçage, au pif 40 % de chocolat au lait, 40 % de chocolat noir et 20 % de beurre demi-sel. Testez, vous verrez, cela change absolument tout, foi de demi-breton !

    Bon appétit !
    Tit'

    (* En langage de goret d’homme : fait maison)

    mardi 12 décembre 2006

    Confiture de Noël aux Fruits Secs et Epices

    Je m'octroie une posette à l'heure du déjeuner pour publier ce billet sur un blog bien silencieux ces derniers jours. Tout ça, c'est la faute à Messieurs Trodeboulot et Padetemps, deux sales types à la mine patibulaire qui n'ont de cesse de me harceler. Le sandwich dans une main, le clavier sous l'autre, des miettes un peu partout, la position n'est pas idéale, mais je ferais avec. Et en plus de ça, faut faire court... Ouais, z'avez bien lu, mes fidèles, faut que je fasse court. Ohé, cessez les sarcasmes, hein ! Je sais : faire court chez moi est peu commun. J'ai toujours la fâcheuse habitude d'en mettre une tartine... pour ne pas dire grand chose. Et bien là, je vais aller à l'essentiel :

    Noël. Bientôt. Confiture. Miam-miam. Epices. Re-miam. Fruits secs.
    Rhooo ! Miam
    -miam-miam-miam-miam-miam...


    Et voici la looongue liste des ingrédients (pour 4 pots de 500 g) :
  • 1 kg de coings (bien jaunes)
  • 750 g de sucre cristal/roux
  • 100 ml d'eau
  • 200 g de figues sèches
  • 150 g d'abricots secs
  • 100 g de poires/pommes séchées
  • 100 g de pruneaux
  • 50 g de raisins de Corinthe
  • 125 g de cerneaux de noix
  • 125 g d'amandes éffilées
  • 50 g de noisettes décortiquées entières
  • 50 g de pistaches décortiquées entières
  • 3 tours de moulins de poivre blanc
  • 3 tours de moulins de mélange 5 baies
  • 3 gousses de cardamome
  • 1 gousse de vanille
  • 1 racine de gingembre
  • 1 bâton de cannelle
  • 1 étoile de badiane
  • le zeste d'une orange
  • 1/2 CC de fève tonka râpée


  • La veille : Laver les coings en les brossant légèrement sous l'eau. Les couper en 4 en conservant peau et pépin et éliminer la queue.
    Dans une bassine à confiture ou une grande cocotte, porter 100 ml d'eau à ébulition, puis y ajouter les quartiers de coing et la racine de gingembre épluchée. Laisser mijoter 1 heure à couvert. En fin de cuisson, filtrer le jus de cuisson dans un chinois ou une mousseline. Presser la chair de coing (après refroidissement) pour extraire le maximum de jus.
    Découper en morceaux les gros fruits secs (poires, pommes, figues et abricots). Dénoyauter les pruneaux et découper la chair en morceaux. Mettre les fruits secs à tremper dans le jus de coing : poires, pommes, figues, abricots, pruneaux et raisins secs. Ajouter les graines de cardamome (sans les gousses), la vanille coupée en 4, le bâton de cannelle, l'étoile de badiane, la fève tonka râpée, le poivre blanc, le mélange 5 baies et le zeste d'une orange non traîtée. Laisser tremper toute une nuit.

    Le lendemain : Mettre la bassine à confiture ou la cocotte avec la marinade sur le feu et porter à ébullition. Baisser le feu et cuire 5 minutes en mélangeant souvent. Hors du feu, ajouter le sucre et mélanger jusqu'à ce que le sucre ait fondu. Remettre à cuire sur feu vif. Compter 5 minutes de cuisson après reprise de l'ébullition. En fin de cuisson, ajouter les noix, les noisettes, les pistaches et les amandes éffilées. Mélanger et mettre en pot.

    A consommer ou à offrir vite vite, parce qu'après Noël, c'est plus Noël !

    Bon appétit,
    Tit'

    lundi 11 décembre 2006

    Pain d'Epices Croquant Pour Oiseau Gourmand

    Des pains d'épices, un peu comme une mauvaise graine, il en pousse un peu partout ces derniers temps. Comme qui dirait que ça sent Noël, non ?...

    Vous me permettrez peut-être de vous présenter mon distributeur à grain que j'ai mis en évidence sur le rebord de ma fenêtre (Louche pas comme ça dessus, Fratwoman !) et que je partage bien naturellement avec mes quelques rares amis qui n'ont pas encore pris leur envol vers le Grand Sud. Il s'agit précisément d'un pain d'épices, que j'ai garni de toutes les graines qui se trouvaient -malheureusement pour elles- sous ma main au moment de sa confection (il en était de même des épices). Vous verrez, celui-ci est très simple à réaliser, un fumet enivrant se dégage du four à la cuisson et lors de la dégustation... il croque à merveille sous le bec. Voilà donc un régal pour un tit'oiseau qui prend soin de son plumage de saison rouge (quoi qu'en dise la tortue têtue).


    La recette du pain d'épices croquant :

  • 250 g de farine de froment
  • 250 g de farine de blé noir (ou seigle)
  • 125 ml de miel
  • 150 g de sucre roux
  • 100 ml de lait
  • 75 g de beurre demi-sel
  • 1 oeuf
  • 1 CC de bicarbonate de soude
  • 1 CC de cannelle en poudre
  • 1 CC de gingembre en poudre
  • 1 CC de mélange d'épices pour pain d'épices (clou de girofle, anis, cannelle, gingembre)
  • 1 tour de moulin de mélange 5 baies
  • 1 tour de moulin de poivre noir
  • 1 tour de moulin de poivre blanc
  • 1 lichette de Grand Marnier rouge
  • 1 grosses poignées de graines/céréales (flocons d'avoine, flocons de blé, pavot, anis, cardamome, etc.)

  • Préchauffer le four à 180°C. Tamiser les farines. Faire bouillir le lait.
    Dans un grand saladier, mélanger le miel, le sucre, le lait bouilli et le beurre demi-sel. Quand le beurre a fondu, ajouter l'oeuf et le Grand Marnier. Ajouter ensuite les farines et le bicarbonate. Mélanger à la spatule jusqu'à ce que le mélange soit bien homogène. Ajouter les épices, puis les graines et les flocons de céréales. Mélanger brièvement.
    Verser dans un moule à cake graissé ou répartir dans des mini moules à cake graissés en remplissant au 2/3. Enfourner pendant 45-50 min. Si le dessus du cake brunit, diminuer le four à 150°C et recouvrir d'une feuille de papier aluminium.
    Une fois cuit, sortir du four et laisser refroidir. Démouler sur une grille.
    Consommer à l'heure du thé ou, mieux, légèrement rassis et légèrement beurré au petit déjeuner 2-3 jours plus tard... Si, si , c'est possib' !

    Bon appétit,
    Tit'

    mercredi 6 décembre 2006

    C'est Noël sur NNB! (enfin... bientôt)

    Voilà. Il peut venir. La voie est libre. Je m'en vais derrière mon fourneau lui préparer quelques biscuits aux épices, un thé bien chaud et un grand verre de lait frais. Je poserai tout au pied du sapin... Je sais, il est encore un peu tôt. Je serais patient, cependant.

    Anne, ma chère Anne, ne vois-tu rien venir ?...

    Et au milieu du salon, trône...


    Et en exclusivité mondiale, rien que pour vous, voici quelques clichés pris à l'insu de mon plein gré, quelques images (saintes ?...) de votre oiseau préféré...


    Ch'suis plutôt beau gosse, hein ?... Hihihi !

    Dou-ou-ce nuit, cui-cui-cui !...
    Tit'

    P.S. : D'autres photos bientôt...

    samedi 2 décembre 2006

    La Courgette et La Tortue

    Rien ne sert de cuisiner ; il faut que cela tombe à point.
    The Birdy and the Turtle en sont un témoignage.
    "Gageons, dit celle-ci, que j'adore les courgettes, hein !
    Et en toute saison". "En toute saison ? Etes-vous sage ?"
    Repartit l'animal à plume bigarrée.
    "Ma commère, il faut vous purger
    Après ce KiKi qui vous manda plein d'efforts.
    Sage ou non, voilà une quiche en or
    Que pour vous j'ai fait : avec des oeufs
    Bien frais les oeufs."

    Extrait de "La Courgette et La Tortue", Fables de Tit' de La Fontaine à Eau, 1677


    Si z'avez tout compris à c'que raconte mon ancêtre fabulateur, voici donc une tit'quiche pour notre tortue-dans-sa-cuisine à tous, un tit'plat tout simple et tout bon que je pratique depuis belle lurette, une tit'recette que j'ai fait y'a quelque temps rien que pour elle, histoire de lui donner plein de courage pour ce KiKi 14 (auquel je ne participais pas). Vu que les résultats tombent aujourd'hui, je crois, elle va avoir besoin d'un tit'remontant rapide à faire (avec une pâte minute à la casserole). Oui, oui, j'arrête de causer et j'vous la donne, la recette. Oui, oui, la voilà, la voilà, bande de râleurs... :)

    Quiche aux courgettes et à l'ail (pour 6 personnes) :
  • Pour la pâte : 6 CS d'eau - 100 g de beurre demi-sel - 25 ml d'huile d'olive - 1 pincée de sel - poivre - herbes de provence fraîches ou déshydratées - 1 branche de romarin - 125 g de farine de froment - 125 g de farine de blé noir - 1/2 CC de levure chimique
  • Pour la garniture : 3-4 petites courgettes bien fermes - 4 gousses d'ail - 100 g de poitrine fumée - 1 bouquet de basilic ou de persil plat ou frisé - 1 filet d'huile d'olive - 4 oeufs - 100 ml de lait entier ou de crème liquide - 50 g de parmesan, comté ou gruyère râpé - sel, poivre

  • Préchauffer le four à 200°C.
    Couper les extrémités des courgettes. Bien les laver, puis les sécher. Laver le basilic et essuyer les feuilles.
    Découper la poitrine fumée en fins lardons. Découper les courgettes en petit cubes. Eplucher les gousses d'ail, les dégermer et les couper en petits morceaux. Dans une sauteuse, faire revenir les lardons, l'ail, les courgettes et la moitié du bouquet de basilic/persil avec un filet d'huile d'olive, jusqu'à ce que les courgettes soient fondantes.
    Pendant ce temps, dans une casserole, faire fondre à petit feu le beurre demi-sel avec l'eau, l'huile d'olive, les herbes, les feuiles de romarin. Hors du feu, jeter les farines et la levure dans la casserole et mélanger vivement jusqu'à obtenir une boule. Travailler légèrement du bout des doigts pour amalgamer le tout.
    Dans un plat à tarte légèrement graissé, étaler la pâte à la main en remontant sur les bords. Piquer la pâte à la fourchette. Retirer l'excédent pour une pâte très fine.
    Dans un bol, battre les oeufs avec le lait (ou la crème). Saler légèrement, poivrer selon son goût. Ajouter les feuilles de basilic restantes.
    Egoutter la préparation courgettes/ail/lardons, puis étaler sur la pâte. Arroser avec le mélange oeufs/lait. Saupoudrer la surface avec le parmesan ou le fromage râpé.
    Enfourner la quiche pendant 35 minutes en baissant la châleur à 180°C à mi-cuisson.

    Bon appétit, Alhya ! Bon appétit, tout le monde ! :)
    Tit'