lundi 27 novembre 2006

Chez Tit' (KKVJ : Ma Cuisine Vue du Ciel)

V'là, j'cuisine lààà ! [Cliquez sur l'image pour zoomer]


Vous l'voyez pas trop là, mais c'est dimanche matin et j'suis dans ma cuisine (nu et en chaussettes) en train d'préparer le p'tit déj' : du pain frais, des macarons, des biscotti, des confitures maison, des financiers, du cake aux pralines, de la brioche, des muffins, du thé, du café, des céréales, des yaourts, de la faisselle, du jus d'orange pressée, etc. Y'a tout c'qui faut pour démarrer une bonne journée à rien glander !...

Heu... Non, un p'tit déj' comme ça, c'est pas chez moi. Enfin, pas souvent. Jamais même. Je m'ai un peu trompé... Hum ! En fait, pour goûter à tout cela, il faudra d'abord vous lever tôt, très tôt, il fera nuit certainement, puis il faudra prendre le train, le TGV précisément, pendant quelques heures, et descendre vers le sud, là où il y a du soleil, là où il y a des montagnes. Il faudra aller... chez la reine Mercotte.

Non, me r'mercie pas, Mercotte, c'est bien normal. Disons que d'puis que t'as publié ce billet (il y a un siècle !), j'me réveille chaque matin plein d'espoir de trouver un p'tit déj' comme çuilà sur ma table. J'ai beau l'rêver très fort, l'espérer très fort, y's'réalise pô mon rêve !...

Bon, j'sais c'qui m'rest'à faire : me lever tôt, très tôt, quand y'fait nuit encore, puis prendre le train, le TGV précisément, pendant quelques heures, et descendre vers le sud, là où qu'y'a du soleil, là où qu'y'a des montagnes, etc. et... ENLEVER MERCOTTE ! Et sa cuisine avec, et sa batterie de vaisselle avec, et son four... non, SES fours, SES MAPs, ses... Heu... Tout bien réfléchit, c'est un peu contraignant comme projet. L'idéal, ce s'rait que j'te séquestre chez toi, hein ? Qu'est-ce t'en penses ? Et pis je fermerais la porte à ta (non moins charmante et célèbre) intruse de voisine, qui s'incruste pendant qu'on tourne un p'tit reportage télé-local sur toi, pour être bien tranquille avec toi...

Mouaif... J'te sens pas trop convaincue là, Mercotte. Et pis j'me dis qu'la partie n'est vraiment pas gagnée. J'crois que j'vais abandonner ce projet, finalement. Vais rester chez moi. Bien au chaud. Au sec. Pénard. J'vais continuer à naviguer pépère sur la food-blogosphère francophone. Continuer à rêver sur ce p'tit déj de malheur rêve...

Héhéhé ! ;o)

Aller, à très bientôt (et merci Calou pour cette amusante idée),
Tit'

lundi 20 novembre 2006

Le Paing à la Ciboulette

Miss Gally réitère !

[Cliquez sur l'image pour zoomer] :

J'aimeuh le paing
Hihihi !

A bientôt,
Tit'

samedi 18 novembre 2006

Velouté Douceur aux Epinards

Repas paresse du vendredi soir pour une ou deux personnes lasses d'une journée bien active...

Dans une cocotte, chauffer doucement 2 cuillères à soupe d'huile d'olive.
Verser le contenu d'un sachet de 450 g. de pousses d'épinards. Mélanger. Laisser suer jusqu'à coloration.
Verser 1 petit verre d'eau. Emietter 1/2 bouillon bio de volaille ou de légumes. Ajouter quelques tours de moulin de poivre noir. Cuire 5 minutes après ébullition en mélangeant souvent.
Ajouter 2 cuillères à soupe de crème fraîche épaisse, 1 cuillère à soupe de fécule de pomme de terre, 100 g. de feta 100 % pur brebis (dont la date limite de consommation a expirée depuis belle lurette). Mixer le potage. Ajouter éventuellement du poivre. Ne pas saler.
Servir immédiatement pendant que c'est chaud !


Bon appétit !
Tit'

jeudi 16 novembre 2006

Des bienfaits du chOOcOOlat sOOuisse

Pas l'moral, mais pas l'moral du tout le Tit' ce soir. Un semblant de dorsalgie, genre syndrôme de Tietze, qui n'en finit pas de me faire faire la grimace à chaque mouvement tordu, beaucoup de fatigue surtout à cause de p*** d'insomnies dont j'aimerais qu'elles me passent. Rien à voir avec lui et avec son histoire, mais je me sentais aux pieds des semelles de plomb, aussi lourdes que celles d'Oskar Shell, jeune new-yorkais de 9 ans, mon compagnon de voyage du moment, inventeur, entomologiste amateur, épistolier, francophile, pacifiste, consultant en informatique, végétalien, origamiste, percussionniste, astronome amateur, collectionneur de pierres semi-précieuses, de papillons morts de mort naturelle, de cactées miniatures et de souvenirs des Beatles de son état, un vraiment drôle de p'tit gars qui boit du café, parce que ça fait retarder la croissance, donc ça retarde la mort et dont je ne sais encore trop quoi penser. Extrêmement fort et incroyablement près, le dernier roman de Jonathan Safran Foer, offert par mon adorable petite soeur, est un livre étrange, habité par des personnages peu communs, ni passionnants, ni ennuyeux. Je ne sais pas pourquoi, mais je le trouve très attachant. Bref... Ce n'est pas le sujet de ce billet, mais s'il vous prend l'envie de lire l'un des premiers récits littéraires traitant des évènements du 11 septembre 2001 (après ma critique du fim Vol 93, vous aurez compris que ce sujet me touche), ne vous gênez surtout pas, ne soyez pas effrayé(e) par cette curiosité littéraire qui vaut sincèrement le détour par l'émotion qu'elle dissémine en dilletante.

Pas l'moral, donc. J'en étais là avec mes idées noires en rentrant chez moi ce soir. Je me déchausse, me désape, enfile mes chaussons, me lave les mains, j'embrasse mes petits miens, j'embrasse ma grande mienne, j'esquisse un sourir qui ne dissimule en rien ma lassitude. Ma Tendre me dit : "Tu as reçu un paquet". Un paquet ? Je n'attends aucun paquet. Sur la table du salon, une enveloppe cartonnée, joliment timbrée. Ma première pensée : ce courrier vient d'ailleurs. Cette idée me met un peu de baume au coeur. Quelque part, loin, très loin peut-être, quelqu'un a pensé à moi. Curieux, je regarde l'enveloppe de plus près. Les trois timbres indiquent :"HELVETIA 50", "HELVETIA 300", "HELVETIA 100". Je manipule l'enveloppe : elle contient un objet assez léger, rectangulaire, d'une épaisseur de 5 à 7 mm me semble-t-il à première vue. Et là... TILT ! TILT ! TILT ! Véro ! DélimOOn ! La tablette de chOOcOOlat Cailler si gentiment offerte pour un tout petit service de rien du tout ! OOhlala, que c'est aimable à toi, VérOO ! Tu n'imagines même pas le p'tit bonheur tout simple que cela m'a apporté. Je me suis senti tellement mieux tout à coup. J'ouvre donc mon enveloppe. A l'intérieur, une tablette de chocolat noir Frigor (le MUST !) avec un p'tit mot fort sympatoche.


Intriguée, Ma Tendre veut tout savoir de cette intriguante histoire -que je vous invite à (re)découvrir sur le (si beau) blog de Véro (http://delimOOn.wordpress.com)- mais elle veut surtout me piquer goûter tout de suite à cette tablette au si bel emballage mais pas du tout écologique (pas bien Monsieur Nouvel, pas bien). M'enfin, on n'a même pas encore mangé ?! Pas grave, mon poulet, faut goûter, sait-on jamais, desfois que la tablette ne soit pas bonne. J'ouvre, j'arrache, je croque !

Voilà. J'avais pas l'moral (si bien que j'ai tout bonnement fait la fête à c'te tablette), mais quelle surprise extrêmement fOOrte et incrOOyablement adOOrable !

Merci, merci mille fois Véro ! Ton p'tit présent d'outre-alpes me va droit au cOOeur. Lors de mon prochain séjour breton, je penserais à toi...

A bientÔÔt,
Tit'

mardi 14 novembre 2006

Compote Pomme Poire Courge Butternut et Cidre, Crumble Blé Noir et Gingembre

Pas fastoche fastoche de photographier un crumble, hein ! C'est pas l'genre de plat qui s'laisse aisément prend'en photo. Y s'rait plutôt du genre rebelle, si vous voyez c'que j'veux dire... Un crumble, c'est un peu comme un adolescent boutonneux qui tire la tronche, pass'que Manman l'oblige à poser à côté d'Mamie Gâteau et d'son dentier pour la Noël et... Heu... Mouaif ! J'me rends compte que c'est un rien ragoûtant c'que j'vous raconte là. Et pis inutile avec ça. Non, si j'veux qu'vous lisiez c'billet jusqu'au bout, il faut peut-être que j'm'arrête et que j'tienne des propos plus alléchants. Alors...

Voici la recette (une de plus !) d'un crumble géant de la mort qui tue sur une compote de mille millions de mille sabord de tonnerre de Brest qu'elle est trop bonne !...

Mouaif. Pas mieux. On se contente de cela ou on se passe d'intro pour aller droit au but, OK ?


La recette de la compote pomme, poire, courge Butternut et cidre :

  • 1 kg de pommes Elstar
  • 2 poires
  • 500 g de courges Butternut
  • 1 petit verre de cidre brut
  • 75 g de sucre roux
  • 1 bâton de cannelle

  • Eplucher et épépiner les pommes et les poires. Eplucher la courge Butternut. Couper les fruits en cubes et mettre à cuire à feu doux dans une grande cocotte avec le verre de cidre, le sucre roux et le bâton de cannelle. Cuire 10-15 minutes, jusqu'à ce que les fruits soient réduits en compote. Retirer le bâton de cannelle. Mixer selon la texture désirée. Réserver.


    La recette du crumble à la farine de blé noir et au gingembre :
  • 200 g de farine de froment
  • 25 g de crème d'avoine
  • 75 g de farine de blé noir
  • 225 g de beurre demi-sel
  • 180 g de cassonade
  • 1/2 CS de cannelle en poudre
  • 1/2 CS de noix de muscade râpée
  • 1 CS de gingembre en poudre

  • Préchauffer le four à 200°C.
    Dans un grand saladier, tamiser les farines et la crème d'avoine. Ajouter la cassonade, la cannelle en poudre, la noix de muscade râpée, le gingembre en poudre. Couper le beurre demi-sel en petits cubes et ajouter au mélange sec. Pétrir du bout des doigts, jusqu'à obtention d'un pâte granuleuse.
    Verser la compote au fond d'un grand plat et émietter la pâte à crumble sur le dessus. Enfourner pendant 25 minutes. Baisser éventuellement le four à 180°C.
    Sortir du four, laisser tiédir et déguster... Non, D-E-G-U-S-T-E-R !


    Bon appétit !
    Tit'

    mercredi 8 novembre 2006

    Soupe Parmentière huîtres, morilles et lard croustillant

    Et c'est là qu'on se rend compte, quand vient le froid, qu'il n'y a rien de mieux pour nous rasséréner qu'une bonne soupe bien chaude. Et c'est là qu'on se rend compte qu'il fait nuit plus tôt et que prendre un plat en photo devient vraiment une tache ardue pour l'amateur qui ne possède pas forcément l'équipement adéquat. Et c'est là qu'on se rend compte que le lard grillé n'est pas hyper hyper photogénique, qu'une huître sans sa coquille non plus, qu'une morille noyée dans la soupe guère mieux, bref que ce plat n'était pas des plus aisé à prendre en photo... Mais, je vous rassure, la photo du plat n'est pas une fin en soi, le but de ce billet est de vous apporter un peu de châleur à vos coeurs réfrigérés avec cette recette de soupe parmentière revisitée.

    Une soupe parmentière, quoi qu'est-ce ? A la base, il s'agit d'une fondue de poireaux et de pomme de terre qu'on allonge avec de l'eau, que l'on mixe éventuellement, et que l'on accompagne d'une belle tranche de lard. Une belle soupe de terroir et de saison !

    L'adaptation, je la dois une fois de plus à mes Carnets de Recettes du magazine Côté Ouest. J'ai toutefois agrémenté cette parmentière à ma façon.

    Soupe Parmentière huîtres, morilles et lard croustillant

    Ingrédients (pour 2-3 personnes)
    4-6 tranches fines de lard fumé400 g de pommes de terre
    1 gros poireau1 échalotte
    10-12 morilles séchées (ou fraîches)1 bouquet de ciboulette
    500 ml d'eau50 ml de crème fleurette
    20 + 5 g de beurre demi-sel12 huîtres bretonnes
    fleur de sel, poivre 

    Faites tremper les morilles séchées dans un bol d'eau tiède. Lavez, épluchez et émincez grossièrement le poireau. Epluchez l'échalotte et émincez également. Epluchez les pommes de terre et coupez-les en morceaux. Lavez, essuyez et ciselez la ciboulette. Brossez et ouvrez les huîtres, jetez la première eau avec les coquilles et réservez la chair des huîtres dans un bol ; bien fraîches, les huîtres vont renouveler leur eau rapidement. Faites fondre le beurre dans une cocotte et mettez à suer le poireau et l'échalotte émincés, sans les laisser dorer. Ajoutez les pommes de terre en morceaux, l'eau, les morilles réhydratées et égoutées, mélangez et laissez cuire pendant 20 minutes à couvert sur feu doux.

    En fin de cuisson, retirez les morilles, mixez la soupe de poireau et de pomme de terre, puis ajoutez les morilles, la crème, la ciboulette ciselée. Salez, poivrez. Portez la parmentière à ébullition et réservez.

    Filtrez l'eau des huîtres avec une étamine. Portez l'eau à ébullition dans une casserole et pochez les huîtres pendant 1 minutes. Retirez les huîtres et réservez-les. Mélangez la parmentière avec l'eau des huîtres.
    Faites dorer les tranches de lard fumé à la poêle avec un peu de beurre, jusqu'à ce qu'elles soient croustillantes. Egouttez dans du papier absorbant l'excédent de graisse.

    Répartissez la soupe dans des assiettes creuses, disposez les huîtres et le lard croustillant. Servez aussitôt.

    Bon appétit !
    Tit'

    samedi 4 novembre 2006

    Muffins aux Canneberges (Fin de la Prise d'Otages)

    Allons bon, je me rends. Je vous en prie, drapeau blanc, je ne suis pas armé, ne tirez pas ! Je ne serais pas cruel plus longtemps, je libère mes otages et je vous dit tout.


    Il y a quelques jours, vous vous souvenez, je dévorais sous vos yeux le dernier muffin aux canneberges que j'avais concocter pour l'Halloween des enfants. Pour me faire pardonner, je peux bien vous donner la recette que l'Inspecteur Colombo... pardon, que Madame l'Inspectrice Raymonde Colombo a découverte. Après enquête et grâce à l'aide de Madame la Détective Mercotte, il s'est avéré que les accusations qui pesaient contre la principale accusée, Fred, étaient nulles et non avenues. Elle n'était en rien coupable d'espionnage industriel. La voici innocentée.

    Ce matin, je baisse ma garde et... je déballe toute l'affaire.

    La recette des muffins aux canneberges m'a été librement inspirée par la recette des muffins aux myrtilles, tirée d'un joli ouvrage de l'école Le Cordon Bleu, et publié chez Könnemann, consacré aux muffins.

    La recette des muffins aux canneberges (pour 6 gros muffins) :

  • 400 g de farine de froment
  • 100 g de cassonade
  • 100 g de canneberges (ici séchées)
  • 2 oeufs
  • 225 ml de lait
  • 125 g de beurre demi-sel
  • 1 CC rase de levure chimique
  • 2 CS de sirop de grenadine (Monnin)
  • 1 CC bombée de graines de pavot


  • Préchauffer le four à 210°C et graisser légèrement une plaque à muffins.
    Mélanger les ingrédients secs dans un grand saladier : tamiser la farine et la levure, puis ajouter le sucre, les canneberges et les graines de pavot. Creuser un puits au centre.
    Dans un bol, fouetter les oeufs avec le lait tiède et la grenadine (qui donne une jolie couleur rose à la préparation). Faire fondre le beurre au micro-ondes ou à la casserole.
    Mélanger les ingrédients secs aux ingrédients liquides, en incorporant le beurre fondu après coup. Ne pas trop travailler la pâte, elle doit être légèrement grumeleuse.
    Verser la pâte à la cuillère dans les moules à muffins en ne les remplissant qu'au 3/4. Réserver au frais environ 2 heures pour obtenir une belle bosse sur le dessus des mufins à la cuisson ou enfourner directement pendant 30 minutes (35-40 minutes en cas de réfrigération).
    Démouler les muffins 10 minutes après la sortie du four et laisser refroidir sur une grille.


    Voilà. Je crois que vous savez tout, Monsieur le Président. Mesdames et Messieurs les jurés peuvent se retirer pour délibérer...

    Bon appétit !
    Tit'

    mercredi 1 novembre 2006

    Prise d'Otages ou Sus à l'Espionnage Industriel

    Bonjour à tous,

    Le moment est grave. Très grave. Très très grave. Que dis-je, extrêêêmement gravissime ! Car je vais faire de vous, malgré vous, mes otages. Pas la peine d'appeler le GIGN pour autant ou d'alerter le petit Nicolas et toute sa clique, tout ça c'est de la faute de Fred et c'est donc à elle qu'il faut vous en prendre si je refuse catégoriquement aujourd'hui de vous révéler la recette de cet adorable (et non moins délicieux) muffin :


    Pour tout comprendre : explication...

    Hier, oui, je fus bien cruel avec vous, je l'avoue. MEA CULPA, MEA CULPA, MEA CULPA. Mais s'il y a bien un jour où je puisse être cruel sur cette planète, c'était bien hier. L'affreux Tit' a sévi et s'en repent. J'allais cependant et dès aujourd'hui vous présenter ma recette de muffins aux *** quand j'ai lu le commentaire de Fred qui m'a laissé sans voix.

    Cette chipie a écrit :

    Je reviens de par chez toi. J'ai passé toutes les poubelles au peigne fin. J'ai trouvé l'emballage orange. Grâce à mon spectromètre de masse j'ai réussi à trouver tous les ingrédients de ta recette, avec les proportions. J'ai fait moi même des muffins (ils étaient fort délicious ma fois). Je les ai tous mangés, il n'en reste plus une miette et le chien à bouffé la recette... tant pis, je la collerai l'année prochaine !!!!

    Quoi ?! Comment cela ?! Les poubelles renversées et vidées dans le local, c'était toi ? Quoi ?! Comment cela ?! Me voilà pillé, dépouillé, désarçonné de mon bien le plus précieux ?! Au voleur ! Au voleur ! A l'assassin ! Au meurtrier ! Justice, juste ciel ! Je suis perdu, je suis assassiné, on m'a coupé la gorge, on m'a dérobé ma cassette recette ! Et c'est Fred, cette affreuse jojotte de cuistot de parigot (parigot, tête de veau, de toute façon, l'est même pas "Frais !" ton poisson) qui est la cause de mes malheurs !... Mais, c'est tout bonnement de l'espionnage industriel ! Et ça, c'est pas du juste !

    Bref, si vous voulez que la recette de ce muffin soit publié un jour, il faudra que Fred vous révèle ce qu'elle a découvert dans mon emballage orange.

    Fred, je te lance un ultimatum : dis nous tout... que je me marre ! Si t'as tout juste, j'te paie un coup à boire. Hihihi !
    Tit'

    mardi 31 octobre 2006

    Dépêchez-Vous !...

    Ce soir, pour mes petits miens et leurs copains, soirée exceptionnelle : quelques bonbons, du pain d'épices, du gâteau au noix, des muffins... Heu... ça, non, y'en a plus un seul !...


    Ah si, l'en reste encore un !







    Faudra r'passer l'an prochain ! Yark ! Yark ! Yark !
    Tit'

    samedi 28 octobre 2006

    Confiture Poire Vanille Cardamome

    Je n'en finis pas avec les confitures ces dernières semaines. Comme j'en prépare de petites quantités vite englouties, il faut bien renouveler le stock.

    Vous vous souvenez ? J'avais amené à mes collègues un pot de confiture pomme, coing, gingembre et graines de pavot. La semaine suivante, je débarquais de bon matin avec un pot pour chacune de confiture de poire, parfumée à la vanille et à la cardamome, une confiture d'une magnifique couleur ambrée. Voyez plutôt :


    La recette de la confiture de poire, parfumée à la vanille et à la cardamome (pour 1 pot de 500 g) :

  • 350 g de poires Williams
  • 1 gousse de vanille
  • 2 gousses de cardamome verte
  • 2 tours de moulin de mélange 5 baies
  • 250 g de sucre cristal
  • 1/2 verre de jus de pomme ou d'eau (fac.)

  • Eplucher, épépiner et couper en morceaux les poires en les faisant tremper dans un saladier d'eau fraîche avec quelques gouttes de citron ou de vinaigre de vin pour empêcher l'oxydation.
    Ecosser les gousses de cardamome et prélever les graines.
    Fendre la gousse de vanille en deux et gratter les grains.
    Mettre les poires, la cardamome, le mélange 5 baies et la vanille (grains + gousse) dans une bassine à confiture ou une grande cocotte et porter à ébullition avec un verre d'eau ou de jus de pomme. Cuire à feu doux pendant 10-15 minutes jusqu'à ce que l'eau ou le jus se soit évaporé et que les fruits soient réduits en compote épaisse.
    Hors du feu, ajouter le sucre cristal et mélanger jusqu'à ce que le sucre ait fondu.
    Remettre à cuire sur feu vif. Compter 10 minutes de cuisson après reprise de l'ébullition. Ecumer et mélanger souvent. Poursuivre la cuisson 2 minutes pour une confiture plus consistante et une couleur plus caramélisée. Mettre en pot.


    Bon appétit !
    Tit'

    mercredi 25 octobre 2006

    Huîtres au jus de légumes frais, blinis aux algues

    OctobRRRe, un mois en RRReuh, un mois à manger des huîtRRRes !...

    Vous y croyez, vous, à cette histoire des mois en R où l'on pourrait se gaver d'huîtres et cesser tout à coup d'en manger, de mai à août, parce que durant les mois sans R les huîtres seraient impropres à la consommation ? Moi qui ai commencé sur le tard à aimer les huîtres et qui me suis intéressé à ces drôles de mollusques, je n'adhère pas à cette idée. Chez nous, les huîtres se mangent... toute l'année ! J'évite de les manger au printemps, car elles débutent leur cycle de reproduction : les huîtres produisent une substance blanche qui les rendent "laiteuses". On aime ou on aime pas...

    Parce que la saison bat son plein, je vous livre cette recette d'huîtres (presque) au naturel, qui je l'espère devrait plaire à Patrick Cadour. Comment ?! Vous ne connaissez pas Patrick ?! Il a ouvert son blog il y a 3 mois et je ne peux déjà plus m'en passer. Comment ?! Vous n'avez jamais visité son blog, Cuisine de la mer (http://estran.canalblog.com) ?! Et quoi ?! Que faites-vous encore là ?! Filez, filez vite ! Heu... mais revenez après, quand même ! ;-)

    Huîtres au jus de légumes frais, blinis aux algues

    Ingrédients (pour 2 personnes)
    12 huîtres bretonnes (of course!)2 belles carottes
    150 g de céleri rave1 CC de graines de pavot (fac.)
    1 pipette de Sauternes (fac.)

    Marche à suivre

    Ouvrez les huîtres en prenant soin de ne pas vous blesser ou d'abimer les huîtres. Jetez la première eau. Décrochez délicatement la chair des huîtres en les laissant dans leur coquille. Disposez-les directement dans les assiettes de service, sur une couche de gros sel pour les maintenir en place.

    Pendant que les huîtres renouvellent leur eau (comptez 5 à 10 minutes), épluchez et nettoyez les carottes et le céleri à l'eau. Détaillez le céleri en gros tronçons. Passer les légumes à la centrifugeuse pour en extraire le jus dans un bol.

    Au moyen d'une pipette ou d'une poire à jus, prélevez la nouvelle eau des huîtres et ajouter au jus de légumes. Ajoutez 1 pipette (ou 1 CC) de Sauternes. Mélangez.

    Versez 1 CS (ou un peu moins) du mélange jus/eau/Sauternes dans chaque huîtres. Décorez avec quelques graines de pavot. Servir immédiatement.

    La recette des blinis aux algues, d'après une recette de Laurence salomon, est disponible sur le blog Cuisiner en ligne (http://www.cuisinerenligne.com). Comme tu peux le voir, Stéphane, j'ai trouvé les ingrédients nécessaires à la réalisation de ces blinis : le gomasio, le sarrasin, les algues. Ces blinis sont très faciles à préparer, ils sont délicieux et l'alliance avec les huîtres est absolument parfaite.

    Notes

    J'élimine toujours la première eau des huîtres. En fait, pas exactement... Je récupère cette première eau dans un bol, je la filtre, puis je la conserve (au congélateur ou au frigo 24h). J'utilise notamment cette eau quand je prépare des huîtres en gelée ou je l'ajoute à une sauce pour un plat de poisson.

    Si vous souhaitez en connaître un peu plus sur les huîtres, je vous invite à consulter un site passionnant et très bien documenté : http://www.ostrea.org. Vous y apprendrez notamment à ouvrir les huîtres, sans vous enfler la main...

    Une autre recette avec des huîtres sur NNB! : Huîtres à l’émulsion de persil, marrons tièdes, mesclun et blinis à la farine de châtaigne

    D'autres recettes de blinis sur NNB! : Des blinis, un bline

    Bon appétit !
    Tit'

    lundi 23 octobre 2006

    Gelée Chocolat Addicted

    Voilà bien des années que j'ai cette recette sous le coude mais comme je ne regarde pas souvent ce qui se cache sous mon coude forcément j'oublie et ce week-end je l'ai soulevé et j'ai regardé dessous et dessous il y avait cette recette de gelée au chocolat alors je me suis mis au boulot et je peux vous dire tout de suite que cette recette rendra complètement marteau les choco-addicted comme moi !... OUF ! Allez-y, respirez...


    La recette de gelée de chocolat, parfum poire et fruit de la passion (pour 1 pot) :

  • 150 g de sucre cristal
  • 150 ml de jus de poire au naturel maison (eau et poires)
  • 100 g de chocolat noir (60 % de cacao minimum)
  • 1 poire (fac.)
  • 3 fruits de la passion

  • Hacher le chocolat noir en petits morceaux. Eplucher, épépiner la poire et couper la chair en cubes. Couper les fruits de la passion en deux et récupérer la chair et les pépins. Verser le jus de poire avec le sucre, la chair de la poire et des fruits de la passion dans une bassine à confiture ou une grande cocotte et porter à ébullition. Cuire à feu vif pendant 15 minutes. Hors du feu, écraser les morceaux de poire au presse-purée, puis filtrer le sirop au chinois. Ajouter le chocolat haché. Remettre à cuire sur feu doux et mélanger constamment, jusqu'à ce que le chocolat soit complètement fondu. Lorsque le mélange est lisse et homogène, retirer du feu et laisser reposer pendant 30 minutes. Mélanger au fouet une dernière fois, puis mettre en pot.

    Du Chocolat, avec un grand C...

    Notes :
  • J'ai réalisé cette gelée avec un jus de poire bio, ayant la flemme d'en faire moi-même.
  • J'ai utilisé 2 chocolats différents : un chocolat noir à 70% et un chocolat noir et au poivre noir, ce qui relève agréablement la saveur de cette gelée.
  • Cette gelée est délicieuse dans un yaourt nature ou étalée sur une brioche ou un croissant au beurre. Je l'ai testé avec un muffin poire et noix à peine sucré (la recette dans un prochain billet)... divinement bon !
  • La poire et le fruit de la passion sont bien présents au nez et en bouche. A mon goût, cependant, il y a trop de chocolat dans cette recette. La texture de la gelée ressemble moins à une gelée qu'à une crème chocolatée. Quelques autres essais à prévoir... avec grand plaisir !
  • La recette de base utilise du jus de pomme au naturel (eau et pommes) fait maison. J'ai remplacé la pomme par la poire, par amour du mélange poire-chocolat et j'ai ajouté des fruits de la passion.
  • Temps moyen de conservation ? Heu... malheureusement, la recette que j'ai dégotée, je ne sais où, ne le précise pas.

  • Bon appétit !
    Tit'

    samedi 21 octobre 2006

    La Cuisine des Hommes, des Vrais !

    Bon. Je crois qu'il est grand temps de remettre les coucous à l'heure, de bien placer les points au-dessus des zi. Je compte deux égarements (du coeur et de l'esprit ?) en moins d'une semaine sur la blogosphère culinaire francophone. A quel sujet ? Oh, vous devinez bien, c'est le genre de sujet qui fâche, qui fait faire du boudin (miam, c'est bon ça, le boudin, avé des pommes en plus, c'est tout à fait de saison !...) , qui vous brise un Homme, un vrai, avec un grand hache, et qui fait qu'on se pose tout plein de questions existentielles après, du genre : où suis-je ? où vais-je ? que peux-je ? dans quel blogosph'j'erre ?...

    Ouais, j'entends/je lis de drôles de choses depuis quelques jours. J'entends/je lis qu'il y a très peu d'hommes derrière leur fourneau qui partagent leur amour/passion de la cuisine sur le ouèbe/les blogs.

    Il faut que je vous fasse part tout d'abord d'un petite échange que j'ai eu lundi par courrier électronique avec Eric Roux, journaliste culinaire, que certains ont pu rencontrer fin juin 2006 aux Européennes du Goût et que l'on peut voir dans l'émission "Goûtez voir" d'Odile Mattei consacrée à notre chère Mercotte (et Cléa). Comme beaucoup d'entre vous, je suis allé regarder cette (fort sympathique) vidéo lundi. Après les dernières images de la verte vallée où crèche Mercotte, Odile Matteï interroge Eric Roux :

    - Dites-moi, Eric, pourquoi y a-t-il très peu d'hommes blogueurs, à part vous d'ailleurs ?...
    - Non, on est deux à trois quatre, pour des raisons particulières, blablabla...

    GLOUPS ! Et là, j'avale mon thé de travers... Oui, je buvais du thé en écoutant nos amies des alpages. Je vous avais pas dit ? J'étais en train de déguster un thé à la pistache. Pas mal du tout. Un thé noir, délicat et équilibré, parfumé à la pistache et comme j'adore la pistache, j'ai... Oui, revenons-en au thé qui fait fausse route et se faufile par le trou de la galette : KEUF ! KEUF ! KEUF ! J'étouffe. KEUF ! KEUF ! KEUF ! Z'inquiétez pas, j'm'en r'mets à la fin. KEUF ! KEUF ! KEUF ! Oh, le bougre, qu'est-ce qu'il est en train de dire celui-là ???!!!... Deux à trois quatre blogueurs hommes dans la blogosphère culinaire francophone ???!!! Seulement ???!!!...

    Et vas-y que j'écris un mail à Eric dans la foulée. Et vas-y, qu'il me répond dans la seconde foulée. Les propos échangés ont été fort courtois. Je lui ai permis de constater que nous, les Hommes avec un grand hache, nous étions bien plus nombreux que quatre gentils clampins sur le ouèbe à poster nos recettes. Pour se faire pardonner, ce formidable Eric Roux m'a même invité aux prochaines Européennes du Goût en juin 2007, tout frais payés, vin de Champagne, petits fours, nuits dans un hôtel 5 étoiles avec gogo danceuses à volonté, etc. Eric, très franchement, je vous le dis de vous à moi, parce qu'on est là, tous les deux, entre nous, hein, c'est trop aimable de votre part, mais même si cela part d'une bonne intention, les gogo danceuses, c'est bien de trop, ma femme ne sera jamais d'accord... Hihihi ! :-D

    Bref, je croyais que c'en était fini de ce débat. J'y croyais dur comme fer et voici que Miss Tiny jette un pavé dans la mare : PLOUF ! Heu... ça, c'est le bruit du pavé dans la mare.
    Triste de se dire que pour trouver l'homme parfait, il faut sortir de nos frontières !!!

    L'homme parfait ? Tu veux dire l'Homme parfait avec un grand hache ? Celui qui aime la cuisine, le repassage, le ménage, celui qui tient un blog de cuisine ?...

    Stop, Miss Tiny, ne cherche plus ! Pas la peine de traverser la frontière, pas la peine de manger des fruits de mer à longueur de journée, ne bouge plus : JE SUIS LA !... Ah oui, heu... bah non ! Finalement, ça va pas le faire, parce que heu... ma femme, elle va pas être d'accord !... Hihihi ! Et en plus le repassage... c'est pas trop mon truc ! :-D

    Aller zou, Eric et Miss Tiny, vous êtes pardonnés. Pour votre peine, j'ai recherché rapidement les blogs de cuisine francophones masculins. S'il y a des oubliés, qu'ils se manifestent... Il n'y a pas d'ordre, pas de logique, pas de classement. Je vous les livre tels qu'ils me viennent en mémoire.

  • Dorian, "Mais pourquoi est-ce que je vous raconte ça ?"
    http://doriannn.blogspot.com
  • Stéphane, "Passion fusion"
    http://passionfusion.canalblog.com
  • Claude-Olivier, "1001 recettes"
    http://1001recettes.blogspot.com
  • Patrick Chazallet, "Patrick Chazallet.com"
    http://www.chazallet.com
  • Laurent Goffin, "épicurien.be"
    http://www.epicurien.be
  • Eric Roux, "Cook-Ort"
    http://www.rouxcuisine.com
  • Patrick (de la mer), "Cuisine de la mer"
    http://estran.canalblog.com
  • Un autre Eric, "A boire et à manger"
    http://boiremanger.canalblog.com
  • Un autre Stéphane, "Cuisiner en ligne"
    http://www.cuisinerenligne.com
  • Stanislas, "Blanc d'oeuf"
    http://blancdoeuf.canalblog.com
  • Vincent, "Recettes de conserves-maison"
    http://conserves.blogspot.com
  • Estèbe, "Top slurp avec Estèbe"
    http://estebe.blog.tdg.ch
  • Michaël, "Plage ou cuisine ?"
    http://plageoucuisine.blogspot.com
  • Moi-même, Tit', "Num Num Birdy!"
    http://numnumbirdy.blogspot.com

  • Et n'oublions pas, dans un genre un peu différent, mais tout aussi instructif et passionnant, nos excellents conseillers en vin ou baroudeurs ès caves :
  • Olif, "Le blog d'Olif"
    http://olif.typepad.com/le_blog_dolif
  • Emmanuel Delmas, "Sommelier-consultant, Paris"
    http://www.sommelier-vins.com

  • Pas si mal, non ? Et d'autres à venir, je l'espère !

    Et pis comme dit Fabienne, dans les commentaires au billet de Cléa annonçant son passage à la télé, hommes ou femmes, on s'en fout, on a dépasser depuis belle lurette ce vilain clivage. La cuisine est une histoire de savoir-faire. Celles et ceusses qui ont décidé un jour d'animer un blog de cuisine tentent seulement de le faire savoir.

    A très bientôt,
    Tit'

    P.S. : Je pique du nez devant le PC. Dur de se relire et de corriger les boulettes. Je file me coucher. Bonne nuit ! :)

    mardi 17 octobre 2006

    La Petite Vinaigrette Gentillette Qu'Elle Est Toute Simple Mais Qu'Elle Arrache...

    Ecoutez ce cri effroyable :

    WHAÏAÏAÏE !...

    ...Oui, je vous en prie à genou, faites quelque chose, appelez les pompiers, le SAMU, Police Secours, le 118... 218, Scarlett Johansson, Eva Longoria ou Kate, je sais pas mais m***, bougez-vous les f***, elle arrache trop sa mère ma vinaigrette, j'ai la bouche en feuuu !...
    Rhaaaa ! [dernier râle d'agonie]
    Voilà, je crois que c'en est fait de moi. Plus jamais vous ne me lirez. Je passe mes derniers instants sur cette terre. Et c'est parmi vous que je les passe... Ch'suis sympa, hein ? Ch'suis en train de clamser et c'est à vous que je pense. Ouais, trop sympa, le keum. Je sais, je sais, z'êtes déjà au courant que je suis un type trop de la balle qui kiffe chanmé la cuisine !...

    Mais ?! Comment je parle, moi ?! Vous... vous comprenez quelque chose à ce que je raconte ? Ah oui ? Parce que, entre nous, moi, je ne conçois pas un piètre mot de tout ce pitoyable baratin de sauvageon de banlieue. Il faut vraiment que je cesse ces expérimentations culinaires à la noix, qui me montent à la tête...

    En attendant, pour les costauds du palais, je propose une petite vinaigrette bien moutardée et bien épicée qui accompagnera idéalement un râpé de carottes ou de courgettes, agrémenté de quelques feuilles de roquette bien fraîche et tout aussi piquante que la vinaigrette.


    La recette de la vinaigrette :
  • 1 CC de moutarde de Dijon
  • 1 CC de condiment Amora (moutarde au miel sucrée)
  • 1 CC de curry
  • 1/2 CC de gingembre en poudre
  • 2 CS d'huile d'olive
  • 1 CC de vinaigre balsamique blanc ou de vinaigre de cidre
  • quelques gouttes de Tabasco
  • 1 CS de graines de sésame blond (fac.)
  • sel, poivre

  • Dans un bol, mélanger avec un petit fouet ou une fourchette la moutarde et le condiment, jusqu'à ce que le mélange monte un peu. Ajouter l'huile d'olive progressivement, en tâchant de conserver la consistance plutôt épaisse de la préparation.
    Ajouter les épices un à un. Bien mélanger. Ajouter progressivement le vinaigre et le Tabasco. Saler, poivrer, ajuster.
    Réserver au frais ou servir sur des crudités en parsemant la vinaigrette de graines de sésame.

    Bon appétit (et heu... bon courage !)
    Tit'

    P.S. : Et voilà que les journées raccourcissent cruellement. Même plus le temps de faire des photos dans de bonnes conditions... Sortez les flashs et adieu les belles images !

    jeudi 12 octobre 2006

    Confiture Pomme Coing Gingembre Graines de Pavot

    Ouais, y'a pas à dire, j'suis vraiment un type bien !... Bah quoi, y'a pas d'mal à s'envoyer des fleurs, non ? Je vous explique en peu de mots... En peu de mots, comme si c'est un truc que je sais faire !...

    Il y a trois semaines environ, je faisais des confitures. Quand mes collègues ont vu cela au bureau -j'ai découvert que mes collègues consultaient mon blog en douce de temps à autre pendant leur pause déjeuner- elles bavaient derrière leur écran. Bavaient, c'est un bien grand mot. Disons qu'elles se léchaient les babines en imaginant ces confitures sur leur tartine beurrée. Bon prince, j'ai proposé qu'elles me ramènent des pots de confitures vides que je remplirais avec les produits du moment.

    Et lundi, je suis arrivé au bureau avec quelques pots remplis...


    ...de confiture de pomme, coing, gingembre et graines de pavot. Un vrai régal, je ne vous dis que ça !

    La recette (pour 4 pots de 500 g) :

  • 1 kg de pommes Reine des Reinettes
  • 500 g de coings
  • 1 racine de gingembre grosse comme le pouce
  • 1 CS de graines de pavot
  • 750 g de sucre cristal
  • 1 verre de jus de pomme ou d'eau (fac.)

  • Eplucher, épépiner et couper en morceaux les pommes et les coings en les faisant tremper dans un saladier d'eau fraîche avec quelques gouttes de citron ou de vinaigre de vin pour empêcher l'oxydation.
    Eplucher la racine de gingembre et la couper en petits morceaux.
    Cuire les coings 5 minutes à la vapeur (fac.) pour ramollir la chair de ce fruit dur.
    Mettre les pommes, les coings et le gingembre en morceaux dans une bassine à confiture ou une grande cocotte et porter à ébullition avec un verre d'eau ou de jus de pomme. Cuire à feu doux pendant 10-15 minutes jusqu'à ce que l'eau ou le jus se soit évaporé et que les fruits soient réduits en compote épaisse.
    Hors du feu, ajouter le sucre cristal et mélanger jusqu'à ce que le sucre ait fondu.
    Remettre à cuire sur feu vif. Compter 10 minutes de cuisson après reprise de l'ébullition. Mélanger souvent. Poursuivre la cuisson 2 minutes pour une confiture plus consistante et une couleur plus caramélisée. Ajouter les graines de pavot avant de mettre en pot.

    Ahlala ! Il fallait voir le joie de mes collègues lorsque j'ai posé sur leur bureau ces petits pots !... Le problème, maintenant, c'est qu'elles arrivent tous les jours avec des pots vides et qu'elles m'en redemandent. Le problème, maintenant, c'est que ça fait des jaloux et que toute la boîte débarque dans mon bureau avec des pots vides. Le problème, maintenant, c'est que je n'ai plus de place pour tavailler... Comment ça, j'abuse ?!... Ah ouais ?!... Regardez-donc un peu l'état de mon bureau, ce matin (cliquez sur la photo pour zoomer)...


    Hihihi !

    Bon appétit !
    Tit'

    dimanche 8 octobre 2006

    KKVKVK # 13 : Pizza Façon Soeurs Tatin aux Tomates Anciennes, Crème Chantilly au Poivre et à l'Huile d'Olive

    Les règles du KiKiVeuKiVienKuisiner

    Qui peut participer au jeu ?
    Tout le monde, que vous ayez un blog ou non.

    Comment participer au jeu ?
    Réalisez une recette selon le thème choisi, ici la tarte Tatin. Prenez une belle photo ! Si vous avez un blog ou un site, il suffit de publier votre recette et de me faire parvenir le lien en ajoutant un commentaire à cet article avant la date butoir. Pour les personnes n'ayant pas de blogs ou de sites Internet, merci de m'adresser la photo (au format JPG, 250 x 320 pixels) et les textes de votre recette à : lilo@cuisine-campagne.com. Je créérais une page html reprenant la photo et les textes de la recette. Toutes les participations seront prises en compte.

    Les dates
    Vous avez jusqu'au lundi 9 octobre 2006 minuit pour proposer votre recette...

    Le lundi 9 octobre 2006 minuit ?!... Quoi ça ?!... Mais ?!... Mais c'est dans une minute ?!...

    Ciel, et moi qui souhaitais publier cette pizza façon Soeurs Tatin aux tomates anciennes et crème Chantilly au poivre et à l'huile d'olive (Heu... un peu long comme intitulé, non ?) pour ma première participation au KKVKVK, 13ème édition !... Ai-je encore le temps ?...

    Bon. Calmons-nous et réfléchissons. Comment publier la recette en quelques secondes ?...

    Hihihi, c'est trop fastoche ! Suffit juste d'avoir prévu que le post soit publié le 8 octobre à minuit moins une pétaradante et pis voilà, le tour est joué ! Suffit juste que la recette ait été concoctée la veille, que les photos soient fin prêtes quelques heures à l'avance et que j'ai rédigé tout mon petit blabla dans la soirée ! Suffit juste que je n'omette pas l'envoi d'un p'tit mail à Lilo de Cuisine Campagne, notre charmante organisatrice de la 13ème édition du jeu-que-vous-savez, pour que je la prévienne de ma participation, et pis voilà, le tour est joué !

    Héhéhé ! Ouais, j'suis une gros malin rusé, moi ! Je serais goupil ascendant renard que ça m'étonnerait pas !... Comment ça, c'est pas un signe du Zodiaque ?! Ah, ouais ?! Qu'est-ce que vous y connaissez aux signes du Zodiaque, vous ?! Z'allez me dire que vous êtes parent(e) avec feu Madame Soleil ou avec Elisabeth Tessier ?!... Mon oeil, ouais !

    Bon. Je veux bien passer l'éponge sur vos petits mouvements d'humeur. Après tout, si vous êtes là, c'est pour découvrir ce qu'il se cache dans cette pizza façon Soeurs Tatin etc.

    Pour vous mettre un peu l'eau à la bouche (Heu.. enfin, j'espère !), voici pour commencer la recette en images...

    Côté pile :


    Côté face :


    Un gros plan à gauche :


    Un gros plan à droite :


    En version simple pour ceusses et cell'sses qui préfèrent :


    Est-ce que ça va ? Vous tenez le coup ? Bien, poursuivons.

    Pour réaliser ces p'tites choses là, voici dans le détail...

    La recette pour 6 personnes (6 petites pizzas) :

    Pour la pâte à pizza :

  • 350 g de farine T55
  • 20 cl d'eau tiède
  • 15 g de levure fraîche de boulanger
  • 2 CS d'huile d'olive
  • 1 CC de sel fin
  • 5 tours de moulin de mélange 5 baies
  • 5 olives vertes entières ou dénoyautées
  • 1 CS d'herbes de Provence déshydratées

  • Pour la garniture :

  • 1 kg de tomates anciennes (variétés utilisées : 650 g de Pêche Jaune - jaune et ronde, à la peau duveteuse et translucide, de taille moyenne, juteuse, avec peu de chair - et 650 g de Zapotek - rouge-rosée et cotelée, de taille moyenne, avec une forme de poivron, à pousse tardive, creuse, donc idéale à farcir - Source : http://www.tomodori.com)
  • 3 CS de sucre roux
  • 25 g de beurre demi-sel
  • 1 CS d'huile d'olive
  • 6 tranches de pancetta
  • 6 grandes feuilles de basilic
  • 6 tranches fines de Pecorino Pepo Nero (fromage de brebis italien au poivre noir)
  • Romarin, basilic et tranches fines de Pecorino Pepo Nero pour la présentation (fac.)
  • sel, poivre

  • Pour la crème Chantilly :

  • 25 cl de crème fleurette entière
  • 5 tours de moulin de mélange 5 baies
  • 1/2 CC de sucre en poudre
  • 3 CS d'huile olive (très fruitée)
  • 2 CS de basilic frais haché (fac.)
  • 1 sachet de Cremfix (hélas !...)
  • sel, poivre

  • Précautions préalables :
    Placer au frais, ou mieux au freezer/congélateur, un bol haut et les fouets du batteur pour la crème Chantilly.
    La pâte à pizza doit reposer au minimum 1h à température ambiante.

    Préparation de la pâte à pizza :
    Délayer la levure de boulanger dans un saladier avec l'eau tiède. Ajouter peu à peu la farine tamisée, l'huile d'olive et les herbes de Provence. Pétrir du bout des doigts, puis former une boule.
    Quand la pâte est lisse et homogène, ajouter le sel, le mélange 5 baies et les olives dénoyautées et coupées en petits morceaux. Pétrir encore 5 minutes, bouler légèrement, et laisser lever de 1 à 2h à température ambiante dans le saladier recouvert d'un linge légèrement humidifié.

    Préparation des tomates :
    Préchauffer le four à 210°C.
    Equeuter, laver, essuyer les tomates.
    Avec un bon couteau, couper les tomates juteuses en très fines tranches (5-6 tranches par tomate). Epépiner et essorer délicatement. Placer les tranches de tomates sur une plaque de cuisson recouverte d'une feuille de papier sulfurisé, légèrement graissée à l'huile d'olive au pinceau et saupoudrée d'1 CS de sucre roux.
    Avec un bon couteau, couper les tomates à farcir en tranches épaisses (3 tranches max. par tomate). Epépiner et essorer délicatement. Placer les tranches de tomates sur une plaque de cuisson recouverte d'une feuille de papier sulfurisé, légèrement graissée à l'huile d'olive au pinceau et saupoudrée d'1 CS de sucre roux.
    Saler et sucrer légèrement les tranches de tomates, puis enfourner 25 min.
    Les tomates ne doivent pas griller. Elles doivent s'assécher et prendre une couleur très légèrement caramélisée.

    Montage et cuisson des pizzas :
    Préchauffer le four à 240°C.
    Sur le plan de travail fariné, retravailler la pâte à pizza en la pliant sur elle-même plusieurs fois. Reformer une boule et la diviser en 6 pâtons. Former 6 disques de la largeur des moules et laisser lever 10 minutes.
    Dans des moules à tartelettes (ou, comme ici, 6 plats à crème brulée) préalablement graissés à l'huile d'olive, déposer une grosse noisette de beurre demi-sel et 1/2 CC de sucre roux en poudre. Ajouter au centre de chaque moule deux tranches épaisses de tomates à farcir, puis disposer tout autour les tomates jaunes.
    Ajouter en couches successives, une feuille de basilic, une tranche de pancetta, une tranche très fine de Pecorino Pepo Nero. Saler et poivrer si besoin.
    Recouvrir chaque moule d'un disque de pâte. Bien la presser sur les bords et la piquer à la fourchette pour qu'elle ne gonfle pas trop pendant la cuisson.
    Enfourner et cuire 15 minutes.
    A la sortie du four, laisser refroidir 10 minutes avant de démouler précautionneusement dans des assiettes individuelles.

    Préparation de la crème Chantilly :
    Sortir le bol et les fouets du batteur du freezer ou du congélateur. Monter le batteur. Verser la crème fleurette dans le bol et faire prendre en crème Chantilly. Quand la crème est bien ferme, ajouter le sucre, le sel, le mélange 5 baies et le poivre. Pour faire tenir la crème Chantilly avec l'huile d'olive, ajouter un sachet de Cremfix, puis l'huile d'olive et le basilic. Sans Cremfix, la crème Chantilly ne tient pas si elle n'est pas servie rapidement.
    Réserver au frais avant consommation.

    Au moment de servir :
    Servir les pizzas Tatin tièdes, avec un nuage de crème Chantilly surmontée d'une pointe de basilic et d'une branche de romarin, et des tranches extra-fines de Pecorino Pepo Nero.

    Notes :
    Pour faire tenir la crème Chantilly, j'ai été obligé d'utiliser un sachet de Cremfix, car je ne l'ai pas utilisée immédiatement. Avec l'ajout d'huile d'olive, la crème se liquéfie. On peut servir, si on préfère, une simple crème fouettée au poivre et à l'huile d'olive ; c'est tout aussi bon, mais bien moins classe...

    Voilà ! C'est ça ma pizza façon Soeurs Tatin aux tomates anciennes, crème Chantilly au poivre et à l'huile d'olive, ma participation, toute première participation, au KKVKVK, 13 ème édition ! Elle vous plaît ?

    Bon appétit !
    Tit'